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1  Forum Pubblico / EDIZIONI del FOGLIO CLANDESTINO / nienteguerre 2009 inserito:: Aprile 30, 2009, 10:15:18 am
 

NIENTEGUERRE
POESIA CONTRO OGNI VIOLENZA
VIII EDIZIONE – 2009



Le edizioni del Foglio Clandestino


selezionano testi poetici per la realizzazione di una raccolta di poesie sul tema NIENTEGUERRE – Poesia contro ogni violenza. Il comitato di lettura selezionerà per la pubblicazione i testi migliori.
L’adesione è libera; le partecipanti e i partecipanti possono inviare da 1 a 3 poesie in due copie, per un massimo di 30 versi ciascuna (per l’invio tramite e-mail è sufficiente un’unica copia).
A parte, o in calce ai testi inviati, si dovranno indicare: nome e cognome dell’autore, un recapito postale e l’e-mail.
Non è richiesta alcuna quota di partecipazione o tassa di lettura

È gradito un contributo libero per la copertura delle spese di realizzazione e invio a tutti i partecipanti del volumetto che verrà stampato per l’occasione. Se il materiale non sarà sufficiente per una pubblicazione autonoma, i testi più interessanti verranno pubblicati sull’aperiodico Il Foglio Clandestino.


Per i contributi usare il conto corrente postale n. 37 47 62 07 (un semplice bollettino quindi) o bonifico tramite IBAN IT43 J076 0101 6000 0003 7476 207 intestato a Gilberto Gavioli.


I testi devono pervenire entro il 31 luglio 2009 ed essere inviati, con rif. Nienteguerre, a:


   Casella Postale n. 67 – 20099 Sesto San Giovanni (Mi)
   Indirizzo mail: poesia@edizionidelfoglioclandestino.it


edizioni del Foglio Clandestino

www.ilfoglioclandestino.it
www.edizionidelfoglioclandestino.it
2  Forum Pubblico / EDIZIONI del FOGLIO CLANDESTINO / Albert Camus, DISCORSO DEL 10 DICEMBRE 1957 inserito:: Aprile 30, 2009, 10:13:34 am
discorso di accettazione del premio Nobel
son passati più di 50 anni, ma la forza e la bellezza di queste parole sono ancora assai illuminanti.

Sire, Madame, Altesses Royales, Mesdames, Messieurs,

En recevant la distinction dont votre libre Académie a bien voulu m'honorer, ma gratitude était d'autant plus profonde que je mesurais à quel point cette récompense dépassait mes mérites personnels. Tout homme et, à plus forte raison, tout artiste, désire être reconnu. Je le désire aussi. Mais il ne m'a pas été possible d'apprendre votre décision sans comparer son retentissement à ce que je suis réellement. Comment un homme presque jeune, riche de ses seuls doutes et d'une œuvre encore en chantier, habitué à vivre dans la solitude du travail ou dans les retraites de l'amitié, n'aurait-il pas appris avec une sorte de panique un arrêt qui le portait d'un coup, seul et réduit à lui-même, au centre d'une lumière crue ? De quel cœur aussi pouvait-il recevoir cet honneur à l'heure où, en Europe, d'autres écrivains, parmi les plus grands, sont réduits au silence, et dans le temps même où sa terre natale connaît un malheur incessant ?

J'ai connu ce désarroi et ce trouble intérieur. Pour retrouver la paix, il m'a fallu, en somme, me mettre en règle avec un sort trop généreux. Et, puisque je ne pouvais m'égaler à lui en m'appuyant sur mes seuls mérites, je n'ai rien trouvé d'autre pour m'aider que ce qui m'a soutenu tout au long de ma vie, et dans les circonstances les plus contraires : l'idée que je me fais de mon art et du rôle de l'écrivain. Permettez seulement que, dans un sentiment de reconnaissance et d'amitié, je vous dise, aussi simplement que je le pourrai, quelle est cette idée.

Je ne puis vivre personnellement sans mon art. Mais je n'ai jamais placé cet art au-dessus de tout. S'il m'est nécessaire au contraire, c'est qu'il ne se sépare de personne et me permet de vivre, tel que je suis, au niveau de tous. L'art n'est pas à mes yeux une réjouissance solitaire. Il est un moyen d'émouvoir le plus grand nombre d'hommes en leur offrant une image privilégiée des souffrances et des joies communes. Il oblige donc l'artiste à ne pas se séparer ; il le soumet à la vérité la plus humble et la plus universelle. Et celui qui, souvent, a choisi son destin d'artiste parce qu'il se sentait différent apprend bien vite qu'il ne nourrira son art, et sa différence, qu'en avouant sa ressemblance avec tous. L'artiste se forge dans cet aller retour perpétuel de lui aux autres, à mi-chemin de la beauté dont il ne peut se passer et de la communauté à laquelle il ne peut s'arracher. C'est pourquoi les vrais artistes ne méprisent rien ; ils s'obligent à comprendre au lieu de juger. Et s'ils ont un parti à prendre en ce monde ce ne peut être que celui d'une société où, selon le grand mot de Nietzsche, ne règnera plus le juge, mais le créateur, qu'il soit travailleur ou intellectuel.

Le rôle de l'écrivain, du même coup, ne se sépare pas de devoirs difficiles. Par définition, il ne peut se mettre aujourd'hui au service de ceux qui font l'histoire : il est au service de ceux qui la subissent. Ou sinon, le voici seul et privé de son art. Toutes les armées de la tyrannie avec leurs millions d'hommes ne l'enlèveront pas à la solitude, même et surtout s'il consent à prendre leur pas. Mais le silence d'un prisonnier inconnu, abandonné aux humiliations à l'autre bout du monde, suffit à retirer l'écrivain de l'exil chaque fois, du moins, qu'il parvient, au milieu des privilèges de la liberté, à ne pas oublier ce silence, et à le relayer pour le faire retentir par les moyens de l'art.

Aucun de nous n'est assez grand pour une pareille vocation. Mais dans toutes les circonstances de sa vie, obscur ou provisoirement célèbre, jeté dans les fers de la tyrannie ou libre pour un temps de s'exprimer, l'écrivain peut retrouver le sentiment d'une communauté vivante qui le justifiera, à la seule condition qu'il accepte, autant qu'il peut, les deux charges qui font la grandeur de son métier : le service de la vérité et celui de la liberté. Puisque sa vocation est de réunir le plus grand nombre d'hommes possible, elle ne peut s'accommoder du mensonge et de la servitude qui, là où ils règnent, font proliférer les solitudes. Quelles que soient nos infirmités personnelles, la noblesse de notre métier s'enracinera toujours dans deux engagements difficiles à maintenir : le refus de mentir sur ce que l'on sait et la résistance à l'oppression.

Pendant plus de vingt ans d'une histoire démentielle, perdu sans secours, comme tous les hommes de mon âge, dans les convulsions du temps, j'ai été soutenu ainsi : par le sentiment obscur qu'écrire était aujourd'hui un honneur, parce que cet acte obligeait, et obligeait à ne pas écrire seulement. Il m'obligeait particulièrement à porter, tel que j'étais et selon mes forces, avec tous ceux qui vivaient la même histoire, le malheur et l'espérance que nous partagions. Ces hommes, nés au début de la première guerre mondiale, qui ont eu vingt ans au moment où s'installaient à la fois le pouvoir hitlérien et les premiers procès révolutionnaires, qui furent confrontés ensuite, pour parfaire leur éducation, à la guerre d'Espagne, à la deuxième guerre mondiale, à l'univers concentrationnaire, à l'Europe de la torture et des prisons, doivent aujourd'hui élever leurs fils et leurs œuvres dans un monde menacé de destruction nucléaire. Personne, je suppose, ne peut leur demander d'être optimistes. Et je suis même d'avis que nous devons comprendre, sans cesser de lutter contre eux, l'erreur de ceux qui, par une surenchère de désespoir, ont revendiqué le droit au déshonneur, et se sont rués dans les nihilismes de l'époque. Mais il reste que la plupart d'entre nous, dans mon pays et en Europe, ont refusé ce nihilisme et se sont mis à la recherche d'une légitimité. Il leur a fallu se forger un art de vivre par temps de catastrophe, pour naître une seconde fois, et lutter ensuite, à visage découvert, contre l'instinct de mort à l'œuvre dans notre histoire.

Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu'elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse. Héritière d'une histoire corrompue où se mêlent les révolutions déchues, les techniques devenues folles, les dieux morts et les idéologies exténuées, où de médiocres pouvoirs peuvent aujourd'hui tout détruire mais ne savent plus convaincre, où l'intelligence s'est abaissée jusqu'à se faire la servante de la haine et de l'oppression, cette génération a dû, en elle-même et autour d'elle, restaurer, à partir de ses seules négations, un peu de ce qui fait la dignité de vivre et de mourir. Devant un monde menacé de désintégration, où nos grands inquisiteurs risquent d'établir pour toujours les royaumes de la mort, elle sait qu'elle devrait, dans une sorte de course folle contre la montre, restaurer entre les nations une paix qui ne soit pas celle de la servitude, réconcilier à nouveau travail et culture, et refaire avec tous les hommes une arche d'alliance. Il n'est pas sûr qu'elle puisse jamais accomplir cette tâche immense, mais il est sûr que partout dans le monde, elle tient déjà son double pari de vérité et de liberté, et, à l'occasion, sait mourir sans haine pour lui. C'est elle qui mérite d'être saluée et encouragée partout où elle se trouve, et surtout là où elle se sacrifie. C'est sur elle, en tout cas, que, certain de votre accord profond, je voudrais reporter l'honneur que vous venez de me faire.

Du même coup, après avoir dit la noblesse du métier d'écrire, j'aurais remis l'écrivain à sa vraie place, n'ayant d'autres titres que ceux qu'il partage avec ses compagnons de lutte, vulnérable mais entêté, injuste et passionné de justice, construisant son œuvre sans honte ni orgueil à la vue de tous, sans cesse partagé entre la douleur et la beauté, et voué enfin à tirer de son être double les créations qu'il essaie obstinément d'édifier dans le mouvement destructeur de l'histoire. Qui, après cela, pourrait attendre de lui des solutions toutes faites et de belles morales ? La vérité est mystérieuse, fuyante, toujours à conquérir. La liberté est dangereuse, dure à vivre autant qu'exaltante. Nous devons marcher vers ces deux buts, péniblement, mais résolument, certains d'avance de nos défaillances sur un si long chemin. Quel écrivain, dès lors oserait, dans la bonne conscience, se faire prêcheur de vertu ? Quant à moi, il me faut dire une fois de plus que je ne suis rien de tout cela. Je n'ai jamais pu renoncer à la lumière, au bonheur d'être, à la vie libre où j'ai grandi. Mais bien que cette nostalgie explique beaucoup de mes erreurs et de mes fautes, elle m'a aidé sans doute à mieux comprendre mon métier, elle m'aide encore à me tenir, aveuglément, auprès de tous ces hommes silencieux qui ne supportent, dans le monde, la vie qui leur est faite que par le souvenir ou le retour de brefs et libres bonheurs.

Ramené ainsi à ce que je suis réellement, à mes limites, à mes dettes, comme à ma foi difficile, je me sens plus libre de vous montrer pour finir, l'étendue et la générosité de la distinction que vous venez de m'accorder, plus libre de vous dire aussi que je voudrais la recevoir comme un hommage rendu à tous ceux qui, partageant le même combat, n'en ont reçu aucun privilège, mais ont connu au contraire malheur et persécution. Il me restera alors à vous en remercier, du fond du cœur, et à vous faire publiquement, en témoignage personnel de gratitude, la même et ancienne promesse de fidélité que chaque artiste vrai, chaque jour, se fait à lui-même, dans le silence.

From Les Prix Nobel en 1957, Editor Göran Liljestrand, [Nobel Foundation], Stockholm, 1958

 

Copyright © The Nobel Foundation 1957



Ricevendo il premio di cui la vostra libera Accademia ha voluto onorarmi, la mia grande gratitudine era tanto più profonda quanto più mi misuravo fino a qual punto la ricompensa oltrepassava i miei meriti personali. Ogni uomo, e a maggior ragione ogni artista, desidera ottenere dei riconoscimenti. Anch’io lo desidero, ma non mi è stato possibile apprendere la vostra decisione senza confrontare la sua grande rinomanza con quello che io realmente sono, un uomo quasi giovane, ricco soltanto dei suoi dubbi e di una opera ancora in cantiere, abituato a vivere nella solitudine del lavoro o nel rifugio dell’amicizia, come potrebbe non apprendere con una specie di panico una decisione che lo porta d’un colpo, solo e quasi ridotto a se stesso, al centro di una luce sfolgorante? Con quale animo poteva ricevere quest’onore nell’ora in cui in Europa altri scrittori, fra i più grandi, sono ridotti al silenzio e nel momento stesso in cui la sua terra natale è tormentata da una continua sventura?
Ho conosciuto questo smarrimento e questo turbamento interiore. Per ritrovare la pace insomma ho dovuto rimettermi in regola con una sorte troppo generosa. E poiché non potevo farlo facendo leva sui miei soli meriti ho trovato, come aiuto, ciò che mi ha sostenuto nelle circostanze più difficili durante la mia vita: l’idea che mi son creata della mia arte e della missione dello scrittore. Lasciate che in un sentimento di riconoscenza e di amicizia vi dica, con la massima semplicità, quale sia questa idea.
Personalmente non potrei vivere senza la mia arte, ma non l’ho mai posta al di sopra di tutto: se mi è necessaria, è invece perché non si estranea da nessuno e mi permette di vivere come sono al livello di tutti. L’arte non è ai miei occhi gioia solitaria: è invece un mezzo per commuovere il maggior numero di uomini offrendo loro un’immagine privilegiata delle sofferenze e delle gioie di tutti. L’arte obbliga dunque l’artista a non isolarsi e lo sottomette alla verità più umile e più universale. E spesso chi ha scelto il suo destino di artista perché si sentiva diverso dagli altri si accorge ben presto che potrà alimentare la sua arte e questo suo esser diverso solo confessando la sua somiglianza con tutti: l’artista si forma in questo rapporto perpetuo fra lui e gli altri, a mezza strada fra la bellezza di cui non può fare a meno e la comunità dalla quale non si può staccare. È per questa ragione che i veri artisti non disprezzano nulla e si sforzano di comprendere invece di giudicare: e se essi hanno un partito da prendere in questo mondo, non può essere altro che quello di una società in cui, secondo il gran motto di Nietzsche, non regnerà più il giudice, ma il creatore, sia esso lavoratore o intellettuale.
La missione dello scrittore è fatta ad un tempo di difficili doveri; per definizione, non può mettersi oggi al servizio di coloro che fanno la storia: è al servizio di quelli che la subiscono. O, in caso contrario, lo scrittore si ritrova solo e privo della sua arte. Tutti gli eserciti della tirannia con i loro milioni di uomini non lo strapperanno alla solitudine anche e soprattutto se si adatterà a tenere il loro passo. Ma il silenzio di un prigioniero sconosciuto ed umiliato all’altro capo del mondo sarà sufficiente a trarre lo scrittore dal suo esilio, ogni volta, almeno, che arriverà, pur nei privilegi della libertà, a non dimenticare questo silenzio e a divulgarlo con i mezzi dell’arte.
Nessuno di noi è abbastanza grande per una simile vocazione. Ma in tutte le circostanze della sua vita, ignorato o provvisoriamente celebre, imprigionato nella stretta della tirannia o per il momento libero di esprimersi, lo scrittore può ritrovare il sentimento di una comunità vivente che lo giustifichi, alla sola condizione che accetti, finché può, i due impegni che fanno la grandezza della sua missione: essere al servizio della verità e della libertà. Poiché la sua vocazione è quella di riunire il maggior numero possibile di uomini, egli non può valersi della menzogna e della schiavitù che, là dove regnano, fanno proliferare la solitudine. Qualunque siano le nostre debolezze personali, la nobiltà del nostro mestiere avrà sempre le sue radici in due difficili impegni: il rifiuto della menzogna e la resistenza all’oppressione.
Per più di vent’anni di storia folle, perduto e privo di soccorso, come tutti gli uomini della mia età, nelle convulsioni del tempo, sono stato sorretto dal sentimento oscuro che scrivere era oggi un onore, perché questo atto impegnava, e non impegnava a scrivere soltanto. Mi obbligava in particolare a portare, come potevo e secondo le mie forze, con tutti quelli che vivevano la stessa storia, la sventura e la speranza di cui eravamo partecipi. Questi uomini, nati all’inizio della prima guerra mondiale, che hanno avuto vent’anni quando si installavano ad un tempo il potere hitleriano e i primi processi rivoluzionari e che sono stati in seguito messi alla prova, per completare la loro educazione, nella guerra di Spagna, nella seconda guerra mondiale, nell’universo “concentrazionario”, nell’Europa della tortura e della prigione, debbono oggi allevare i loro figli e le loro opere in un mondo minacciato dalla distruzione nucleare. Nessuno, suppongo, può chieder loro di essere ottimisti. E sono convinto che dobbiamo comprendere, pur senza abbandonare la lotta contro di loro, l’errore di quelli che, per troppa disperazione, hanno rivendicato il diritto al disonore e si sono gettati a capofitto nel nichilismo del nostro tempo. Ma è anche vero che la maggior parte di noi, nel mio paese e in Europa, hanno rifiutato questo nichilismo e si sono messi alla ricerca di una legittimità; hanno dovuto costruirsi un’arte per vivere in tempi calamitosi, per nascere una seconda volta e lottare poi a viso scoperto contro l’istinto di morte sempre presente nella nostra storia.
Ogni generazione, senza dubbio, si crede destinata a rifare il mondo. La mia sa che non lo rifarà. Il suo compito è forse più grande: consiste nell’impedire che il mondo si distrugga. Erede di una storia corrotta in cui si fondono le rivoluzioni fallite e le tecniche impazzite, la morte degli dei e le ideologie portate al parossismo, in cui mediocri poteri, privi ormai di ogni forza di convincimento, sono in grado oggi di distruggere tutto, in cui l’intelligenza si è prostituita fino a farsi serva dell’odio e dell’oppressione, questa generazione ha dovuto restaurare, per se stessa e per gli altri, fondandosi sulle solo negazioni, un po’ di ciò che fa la dignità di vivere e di morire. Davanti ad un mondo minacciato di disintegrazione, sul quale i nostri grandi inquisitori rischiano di stabilire per sempre il dominio della morte, la nostra generazione sa bene che dovrebbe, in una corsa pazza contro il tempo, restaurare fra le nazioni una pace che non sia quella della servitù, riconciliare di nuovo lavoro e cultura e ricreare con tutti gli uomini un’arca di alleanza. Non è certo che essa possa mai portare a buon fine questo compito immenso ma è certo che, in tutto il mondo, è già impegnata nella sua doppia scommessa di verità e di libertà e che, all’occasione, saprà morire senza odio. Per questo merita quindi di essere salutata e incoraggiata dovunque si trovi e soprattutto là dove si sacrifica. È su di essa, comunque, che, certo del vostro assenso profondo, vorrei far ricadere l’onore che mi avete fatto.
Nello stesso tempo, dopo aver proclamato la nobiltà del mestiere di scrivere, avrei ricollocato lo scrittore al suo vero posto, non godendo lui di altri titoli all’infuori di quelli che divide con i suoi compagni di lotta, vulnerabile ma ostinato, ingiusto e appassionato di giustizia, costruttore della sua opera senza vergogna né orgoglio al cospetto di tutti, diviso sempre fra il dolore e la bellezza votato infine a trarre dalla sua duplice esistenza le creazioni che ostinatamente tenta di edificare in mezzo al moto distruttore della storia. Chi, dopo tutto ciò, potrebbe attendere da lui soluzioni bell’e fatte e belle morali? La verità è misteriosa, sfuggente, sempre da conquistare. La libertà è pericolosa, dura da vivere quanto esaltante. Dobbiamo marciare verso questi due obiettivi, con fatica ma decisi, ben consci dei nostri errori in un così lungo cammino. Quale scrittore dunque oserebbe, in buona coscienza, farsi predicatore di virtù? Quanto a me devo dire una volta di più che non sono niente di tutto questo. non ho mai potuto rinunciare alla luce, alla felicità di esistere, alla vita libera in cui sono cresciuto. Ma benché questa nostalgia spieghi molti dei miei errori e delle mie colpe, essa mi ha aiutato senza dubbio a comprendere meglio il mio mestiere, mi aiuta ancor oggi a tenermi, ciecamente, vicino a tutti quegli uomini silenziosi che non sopportano nel mondo una vita che per loro è fatta soltanto del ricordo o del ritorno di brevi e libere gioie.
Ricondotto così a ciò che realmente sono, ai miei limiti, ai miei doveri, alla mia difficile fede, mi sento più libero di testimoniarvi, per finire, l’importanza e la generosità del premio che mi avete conferito; più libero di dirvi anche che vorrei riceverlo come un omaggio reso a tutti quelli che, combattendo la stessa battaglia, non ne hanno ricevuto alcun privilegio, ma hanno invece conosciuto sventura e persecuzione. Non mi resta altro che ringraziarvi dunque dal profondo del cuore e fare a voi pubblicamente, come testimonianza personale di gratitudine, la stessa vecchia promessa di fedeltà che ogni vero artista, ogni giorno, fa a se stesso, in silenzio.
3  Forum Pubblico / LETTERATURA (Poesia - Teatro - Cinema - ecc.) / NON SALVARTI di Mario Benedetti inserito:: Ottobre 05, 2007, 10:00:07 am
NON SALVARTI

Non restare immobile
sul ciglio della strada
non congelare la gioia
non amare controvoglia
non salvarti né ora
né mai
   non salvarti
non riempirti di calma
non riservarti del mondo
soltanto un angolo tranquillo
non lasciare cadere le palpebre
pesanti come giudizi
non restare senza labbra
non addormentarti senza sonno
non immaginarti senza sangue
non giudicarti senza tempo

ma se
   ciononostante
non puoi evitarlo
e congeli la gioia
ami controvoglia
ti salvi ora
ti riempi di calma
ti riservi del mondo
soltanto un angolo tranquillo
poi lasci cader le palpebre
pesanti come giudizi
e resti senza labbra
t’addormenti senza sonno
t’immagini senza sangue
ti giudichi senza tempo
e resti immobile
sul ciglio della strada
e ti salvi
   allora
non restare con me.


Mario Benedetti
4  Forum Pubblico / LETTERATURA (Poesia - Teatro - Cinema - ecc.) / brautigan inserito:: Ottobre 05, 2007, 09:57:29 am
L’OCCHIO PER I PRODOTTI MIGLIORI
di Richard Brautigan



Certe volte quando devo comporre un numero di telefono mi capita di essere piuttosto distratto. Sbaglio numero e devo rifarlo, ma quando chiamo lei compongo il numero con molta attenzione, come se lavorassi in una vetreria.
Ho appena composto il suo numero e aspetto e sento squillare e... squillare ancora.
Un terzo squillo.
Un quarto.
Ascolto il segnale del telefono con la massima concentrazione come se si trattasse di un pezzo molto difficile di musica classica o una conversazione tra due persone interessanti a proposito di una questione tecnica. Ascolto così attentamente che riesco a vedere il suo telefono sul tavolino di legno nell'ingresso. Accanto al telefono c'è un libro. Un romanzo.
...squilla per la settima volta e poi arriva l'ottava... Ascolto con tale attenzione che ora mi trovo dentro il suo appartamento, accanto al telefono nella stanza buia, e lo ascolto squillare.
Lei non è in casa. È uscita. È da qualche altra parte.
Mi stanco del trillo del telefono e inizio a vagare per l'appartamento. Accendo le luci e mi guardo intorno. Mi metto a osservare un quadro che mi piace molto, il letto è rifatto perfettamente. Riesco quasi a vederci la mia immagine riflessa, ma questo accadeva l'anno scorso.
C'è della posta ancora chiusa sul tavolo di cucina: bollette da pagare. È una sua vecchia abitudine. Non ama aprire le bollette. Apre il resto della posta ma lascia le bollette sul tavolo di cucina. Le bollette si accumulano. Certe volte capita che abbia qualcuno a cena e le bollette sono ancora lì sul tavolo.
Apro il frigorifero e guardo dentro. C'è mezzo sformato di tonno, mezza bottiglia di vino e un pomodoro. Il pomodoro sembra buono. Sa sempre scegliere i prodotti migliori.
Il gatto entra in cucina e mi guarda. Mi ha visto tante di quelle volte che ormai lo annoio. Se ne va.
E adesso?
Il telefono deve aver squillato venti volte... almeno.
Lei non è in casa.
Riattacco.


Da 102 racconti zen, Einaudi, Torino 1999.
5  Forum Pubblico / LETTERATURA (Poesia - Teatro - Cinema - ecc.) / auslander 2 inserito:: Settembre 21, 2007, 12:01:45 pm
NOTA BIOGRAFICA


Parlo
della notte in fiamme
che ha estinto
il Pruth

di salici piangenti
faggi sanguigni
ammutolire d’usignoli

della stella gialla
su cui morivamo
ora per ora
al tempo delle forche

non di rose
parlo

In volo
su un dondolo d’aria
Europa America Europa

io non dimoro
vivo

Rose Auslander




CON DOMANDE


Vengo
con domande spinose
sole anemico
cardi e vento

con la formica regina
e il suo esercito adirato
con domande da dove verso dove

con il tumulo
sotto la pietra
con la candela tremolante
labbra di sego
domande fuligginose

con l’amore strangolato
con la scheggia
strappata ai tuoi occhi
e sopra strida d’avvoltoi

vengo
a chi
con domande
a che scopo perché

Rose Auslander







COMPAGNI DI VIAGGIO


Sabbia e sale
nelle scarpe
che vagano senza piedi

lungo la spiaggia
a piedi nudi le seguo

onda dopo onda
i compagni annegati
nuotano a riva
recando conchiglie in dono

lavano i miei piedi
lavano via
la mia orma


Rose Auslander
6  Forum Pubblico / LETTERATURA (Poesia - Teatro - Cinema - ecc.) / auslander inserito:: Settembre 21, 2007, 11:59:56 am
Rose Auslaender, ebrea di lingua tedesca, nasce l’11 maggio 1901 nasce a Czernowitz, piccola capitale ai margini di Cacania. Il padre è stato educato nella vicina Sadagora per diventare rabbino, ma ha preferito la vita secolare e il libero pensiero. La madre, autodidatta quanto appassionata cultrice della letteratura tedesca. Benché nei circoli intellettuali si guardi soprattutto a Vienna, Czernowitz è un crogiolo multietnico, multilingue e multiculturale, in cui la componente ebraica è fortissima: miti e fiabe chassidiche “si respirano nell’aria”.
Il primo interesse della futura poetessa non è la letteratura, ma la filosofia: frequenta per breve tempo l’università dove legge Platone, Spinoza (“il mio santo”) e un filosofo berlinese chiamato Constantin Brunner, non particolarmente originale ma con un’idea che la influenza durevolmente: il movimento, la metamorfosi è l’unica sostanza comune a tutto ciò che esiste.

Durante la prima guerra mondiale la famiglia si rifugia a Vienna, poco dopo muore il padre. Per fare fronte alle difficoltà economiche Rose, che è la figlia maggiore, viene spedita a cercare lavoro a New York. L’anno è il 1921, questo è il primo distacco dalla famiglia: uno shock, una caduta dall’eden a Babilonia. Si aggrappa disperatamente ai suoi conterranei emigrati, sposa un giovane collega di università di cui manterrà il cognome anche dopo il divorzio, inizia a scrivere poesie di sapore vagamente espressionista sull’orrore della metropoli.
Torna in patria nel 1928 e si avvicina ai circoli letterari di Czernowitz, che nel frattempo è diventata rumena. Per gli ebrei germanofoni l’atmosfera ha già iniziato a deteriorarsi ma lei sembra non accorgersene, le sue poesie giovanili grondano romanticismo epigonale e sono in massima parte di argomento amoroso. Verranno pubblicate nel ’39, con il titolo L’arcobaleno.

Alla fine degli anni ’30 è di nuovo negli Stati Uniti, per seguire le pratiche del suo divorzio. Farebbe bene a restarci ma non lo fa, preferisce tornare a casa per assistere la madre inferma, e incappa nelle persecuzioni razziali. Dal ’40 al ’44 la sua vita è una continua fuga da una cantina all’altra per scampare alla deportazione, come unico sollievo la poesia (“scrivere era vivere. Sopravvivere.”). In questi anni conosce Paul Celan, ed è fra i primi a riconoscere il suo talento. A guerra conclusa, minata nel corpo e nell’anima, si trattiene per breve tempo a Bucarest con quel che resta del suo circolo: poi ottiene il sospirato visto, e al fantasma della terra natale preferisce i rischi e la solitudine della terra straniera. Dal ’47 al ’63 vive nuovamente a New York.

Mentre si dà da fare perché la madre possa raggiungerla questa muore, sola. È il secondo grande trauma della sua vita. Per un anno perde l’uso della madrelingua, e quando ricomincia a scrivere sono versi in inglese. L’America continua a non piacerle, ma si guarda intorno: legge Frost, Cummings e Stevens, traduce qualcosa, imita, sperimenta. Anche come poetessa, inizia la sua seconda vita. Nel ’56 incontra Marianne Moore, che la incoraggia a riprendere l’uso del tedesco. Pochi mesi dopo intraprende un lungo viaggio in Europa, che non tocca né Czernowitz né la Germania ma passa per due volte da Parigi, dove ritrova Celan. I primi testi che gli mostra sono ormai vecchi di dieci anni e irrimediabilmente datati; quelli più recenti invece incontrano la sua approvazione e saranno inclusi nella seconda raccolta, Estate cieca, del ’65.

A metà degli anni ’60 torna definitivamente – salvo soggiorni più brevi negli Stati Uniti e qualche visita in Israele – in Europa, ma continua per qualche tempo a vivere da nomade, tra una stanza d’affitto e l’altra: prima a Vienna dove è allarmata dai rigurgiti razzisti, infine a Duesseldorf, in una casa di riposo intitolata a Nelly Sachs. Inizia ad ottenere i primi riconoscimenti e a pubblicare con regolarità. La forma dei suoi testi ormai è moderna, anche perché ha studiato le voci più significative della nuova poesia tedesca, che si sommano agli influssi del modernismo americano. Anche il retroterra ebraico si sente ora più che mai, ma in un senso assai poco ortodosso (“le mie metafore religiose vanno intese in senso antireligioso o mitico”). Uno dei suoi miti prediletti è la rilettura della genesi ‘dalla parte di Eva’, ma anche e soprattutto la figura materna: madre reale, madre terra acqua aria, madre lingua. “I miei temi? tutto: l’unico e il particolare”.
 
Nel ’72 un incidente la costringe a letto, da cui non si muoverà quasi più. Nessuno sa, e nessuno saprà mai, se si sia trattato di una necessità o non piuttosto di una scelta, per sottrarsi agli obblighi crescenti della vita pubblica e concentrare quel che resta delle sue forze esclusivamente sulla scrittura. Qualcuno dice che si alzasse solo nottetempo, al riparo da sguardi indiscreti (la notte è sempre stato il suo momento: per rigenerarsi, per ricordare, per sognare, per scrivere). Il contatto con il mondo si riduce alla corrispondenza, al personale ospedaliero, al suo editore, al fratello più giovane. Le poesie della vecchiaia guardano in faccia il tempo e la morte, attingendo per frammenti ai ricordi di tutta la vita.

Muore il 3 gennaio 1988, e viene sepolta nel cimitero ebraico di Duesseldorf. Da quattro anni non scriveva più. I suoi ultimi versi: “il sogno vive/ la mia vita/ fino alla fine”.



-- “signora auslaender, cosa si aspetta ancora dalla vita?”
--“non mi aspetto nulla. Ma vivo volentieri.”
7  Forum Pubblico / LETTERATURA (Poesia - Teatro - Cinema - ecc.) / ALAIN (pseudonimo del professor Émile Chartier) inserito:: Settembre 13, 2007, 11:47:22 am
NOTE BIOGRAFICHE

di Sergio Solmi

Alain fu lo pseudonimo del professor Émile Chartier, nato nel 1868 a Mortagne-au-Perche, nell’Orne, di modesta famiglia piccolo-borghese.

Laureatosi all’Ècole Normale venne nominato professore di filosofia. Un troppo acuto interesse per la vita negli aspetti cangianti della quotidianità, per il vario mondo dell’uomo e della natura, lo distolse dal diventare un filosofo sistematico. La frequentazione di capitani marittimi e di vecchi coloniali lo sospinse verso la geografia, la sociologia e la meccanica; ebbe anche interesse per la matematica. L’affare Dreyfus lo trovò in prima fila tra i difensori del diritto e lo indusse a leggere Rousseau, Proudhon e Marx e ad interessarsi della politica, della pace e della guerra. A quel tempo fu anche uno dei promotori delle prime Università popolari, tenne conferenze agli operai e ai contadini e affrontò, su giornali radicali di provincia, il giornalismo.

Nacquero così, verso il 1906, i primi propos, brevi riflessioni o divagazioni su tutto e su nulla, un’impressione, un paesaggio, un fatto di cronaca; essi non mancarono di suscitare subito l’attenzione degli intenditori di letteratura.
Alain scrisse da quel tempo, giorno per giorno, migliaia di propos, con una verve inesauribile e vigorosa. Ma fu soltanto all’epoca della prima guerra mondiale (alla quale partecipò volontario, quasi cinquantenne, come soldato semplice, poi sottufficiale, nell’artiglieria pesante), che la meditazione sparsa ed occasionale dei Propos cominciò ad addensarsi in opere organiche.

Col chiudersi della prima guerra mondiale, può dirsi abbia avuto fine il periodo di “rivolta attiva” di Alain, che si dedicò quasi esclusivamente all’insegnamento e all’elaborazione della sua opera di filosofo e di moralista. Comunque lo spirito di quella “rivolta” continuò a fermentare, nel periodo fra le due guerre, con la rivistina Libres Propos di Nîmes, intono alla quale si raccolse un gruppo di ferventi discepoli, maestri di scuola, operai e professori di filosofia, i quali, ispirandosi alla dottrina del maestro – presente in ogni numero con una serie di propos - tennero acceso uno di quei focolai di libera discussione e di feconda eresia che caratterizzarono la “sinistra” francese dei tempi migliori. Alain si stabilì definitivamente nella sua villetta di pensionato a Le Vésinet – nella banlieue parigina –, dedicandosi particolarmente alla rilettura e al commento dei classici della filosofia e delle grandi opere letterarie. I suoi saggi su Stendhal, Balzac, Dickens, si collocano fra la critica letteraria vera e propria e la riflessione psicologica e morale, e rivelano un lettore d’eccezione.

Fu in quella sua villetta che morì, il 2 giugno 1951. In questa sede un folto gruppo di amici, di discepoli e di estimatori ne perpetua la memoria con l’Association des amis d’Alain.
Tra le opere ricordiamo: I cento e uno ragionamenti di Alain (4 serie, 1908-14); Sistema delle arti (1920); I ragionamenti di Alain (1920); Ragionamenti sul cristianesimo (1924); Il cittadino contro i poteri (1926); Le idee e i tempi (1927); Ragionamenti di letteratura (1933); Storia dei miei pensieri (1936); Politica (1951).[/left]


ESISTENZA E RAGIONE
   

Certe cose bisogna accettarle senza capirle: in questo senso nessuno vive senza religione. L’Universo è un dato di fatto, e bisogna che la ragione vi si pieghi, e si rassegni a dormire prima di aver contato tutte le stelle. Il bambino s’infuria contro un pezzo di legno o contro un sasso, e molti muovono rimproveri alla pioggia, alla neve, alla grandine, ai venti e al sole, non avendo ben compreso la connessione di tutte le cose, e credendo che ci sia nel mondo un giardiniere capriccioso che possa innaffiare qua e là: ed ecco perché preghiamo. La preghiera è l’atto irreligioso per eccellenza.

Ma se uno ha appena capito la Necessità non domanda più spiegazioni all’Universo. Non dice più: Perché questa pioggia? Perché questa peste? Perché questa morte? Sa che non c’è risposta a queste domande. Così è, ecco tutto quel che si può dire, e non è dir poco. Esistere è qualcosa, e questo schiaccia tutte le ragioni. Ebbene, propenderei a credere che il vero sentimento religioso stia nell’amare ciò che esiste. Ma ciò che esiste merita forse di essere amato? Certo che no. Bisogna amare il mondo senza giudicarlo, bisogna piegarsi di fronte all’esistenza. Non voglio dire che si debba uccidere la propria ragione e, per dir così, naufragare in quel mare; in tal caso non ci sarebbe più nulla a cui inchinarsi. Ma la vita non è così semplice.

Bisogna rispettare quel tanto di ragione che si possiede e realizzare per quanto si può la Giustizia. Ma bisogna pure saper meditare su questa verità, ossia che nessuna ragione può dare l’esistenza, e che nessuna esistenza può dare le sue ragioni. Una donna che partorisce è tutt’altra cosa di un Archimede che inventa.

A voi che vi dirigete verso la Foresta Verde per respirare attorno ai rami bagnati i primi vapori della primavera, apparirà bello che le foglie si spieghino al nuovo sole e quindi i semi maturino e cadano a terra. Si potrebbe dire, volendolo, che ognuno di questi semi ha il suo destino, che è di germogliare, crescere e diventare albero a sua volta, mentre tale cosa non capita forse neanche a uno solo su un milione che marciscono. Ma voi non ci pensate, aprite gli occhi e le orecchie, in voi tutti si riaccende lo stesso fuoco divino. Sentite di essere anche voi figli della terra, e adorate questo vecchio mondo, lo prendete com’è e adorate tutto.

Andate pure, amici, andate a dire la vostra preghiera. Sento già le campane di Pasqua.
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